Mes grands-parents tenaient une droguerie. C’était proche de notre maison d’enfance, et cela me laisse beaucoup de souvenirs. Comme l’odeur des dizaines de peaux de chamois empilées dans le coin du magasin. Si doux. Tellement épicé. Mmm. Le magasin comptait d’innombrables tiroirs avec des pigments pour peintures et autres produits. Comme les boîtes avec « Panama Wood », le prédécesseur de Ariel comme poudre de lessive.
Ces tiroirs de magasin mèneraient leur vie propre. En 1982, le magasin fait place pour un immeuble à appartements; Anne et Jean, qui font les marchés aux puces, sont venus aider à nettoyer les choses. Ces tiroirs en bois leur ont été utiles pour stocker toutes sortes de «trucs».
Trente ans plus tard, Anne vient nous rendre visite en France, avec tout un régiment de salauds dans son camping-car. Les tiroirs de Papy et Mamie. Je suis étourdi, sidéré. Depuis lors, les tiroirs ont été incorporés dans une pièce maîtresse de ma propre main pour stocker les abondants trucs dans mon atelier. Et pour les boutons de porcelaine manquants, ils ont été remplacés par autant d’essences de bois différentes.







